Action Haïti


Notre association souhaite prendre en charge le parrainage de trois des étudiants de l’Ecole Normale Supérieure de Port-au-Prince avec lesquels nous sommes en lien via la convention qui existe entre Paris 8 et ladite ENS. Deux de ces étudiants étaient d’ailleurs présents à Chilhac, lors de l’Université d’été de septembre 2007. Deux étudiants sont en thèse, une en master, tous en philosophie. Tous trois travaillent depuis plusieurs années avec Alain Brossat.
Ce parrainage, qui ne relève pas de l’action humanitaire mais se définit comme une action de solidarité destinée à faire en sorte que la philosophie haïtienne continue, en dépit des conditions les plus défavorables, viserait à faire en sorte que ces étudiants puissent, de manière plus ou moins durable, venir continuer leurs études en France, à Saint-Denis. Si tout se passe comme prévu, les deux doctorants obtiendront une bourse pour aller faire leur thèse à National Chiao-Tung University, Taiwan, à partir de septembre 2010, il ne s’agirait donc pour eux que d’une période de transition. Pour Francia, il pourrait s’agir d’un séjour plus long – le tout étant naturellement suspendu à l’obtention des visas pour la France.
A l’échelle de Paris 8, de nombreux engagements ont été pris, pour toutes sortes d’actions de soutien en faveur des étudiants de l’ENS et de la poursuite des enseignements que les enseignants de cette université assurent en Haïti, mais dans les conditions existantes, nous ignorons absolument à partir de quand ces (bonnes) résolutions prendront effet. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons entreprendre cette micro-action (à l’échelle modeste de notre association) sans attendre. Dans la mesure où ces étudiants arriveraient en France sans aucune ressource, il nous a semblé que l’Association pourrait mettre en mouvement son réseau afin d’assurer une levée de fonds suffisante pour leur permettre de se loger et vivre en France pendant quelques mois. Un dispositif fondé sur l’engagement de 50 personnes à verser 50 euros par mois pendant six mois nous permettrait, par exemple, de faire vivre un tel projet, se combinant éventuellement avec d’autres supports, notamment ceux qui seraient assurés par Paris 8.
Afin que cette action ne soit pas cantonnée dans cette dimension d’aide aux trois étudiants concernés, elle pourrait trouver un débouché philosophique sous la forme d’un séminaire de quelques jours que nous organiserions cet été, en compagnie de ces étudiants et d’autres chercheurs haïtiens autour du thème « Haïti – esclavage, révolution, philosophie ».
Toutes les suggestions destinées à développer et améliorer cette proposition sont bienvenues.