Si le titre de cette intervention en appelle à « oxygéner » la politique, c’est bien sûr parce qu’il s’agit d’évoquer des modalités de la politique qui ne soient pas mort-nées, comme on peut considérer que le sont ses formes instituées, mais qui soient caractéristiques de ce qu’on pourrait appeler la politique vive. Cette santé politique, qu’il s’agira d’évoquer ici, est d’abord à entendre dans le sens d’un accroissement d’être, et aura donc surtout à être interrogée à partir de ses (…)
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Politique et subjectivation
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Oxygéner la politique – pratiques clandestines et illégalismes
14 juin 2014, par Alain Naze -
Ordre des discours et discours d’ordre
1er juin 2014, par Tony FerriLe problème de la recherche dans le champ pénitentiaire
Dans le domaine de la recherche universitaire, et tout particulièrement dans le champ pénitentiaire, il est frappant de constater qu’il existe un ensemble foisonnant d’études plus ou moins remarquables, plus ou moins abouties et plus ou moins variées portant sur la prison, le sens de la peine, les modalités d’exécution des sanctions, les relations entre les personnels pénitentiaires et les personnes condamnées, la vision des métiers (…) -
De la défection
21 mai 2014, par Alain BrossatL’avantage de n’avoir plus aucune réputation à perdre - le mien, donc - , c’est de pouvoir énoncer tranquillement ce genre d’énormité : le plus grand traité des Ages classique et moderne réunis, en Occident, ce n’est pas le Léviathan, ce n’est pas Le contrat social, ce n’est pas davantage L’esprit des lois - c’est Instructions aux Domestiques de Jonathan Swift, 1725 (1).
Cet ouvrage conduit de bout en bout de ce ton pince-sans-rire qui est la signature de Swift est un impeccable traité de (…) -
De la lutte des classes aux antagonismes diffus
18 avril 2014, par Roberto NigroExposé présenté au colloque international Exclusion, discipline, terreur : à partir de Michel Foucault 11 et 12 avril 2014, Strasbourg
Dans mon exposé j’aimerais prendre en compte une notion que Foucault met au cœur de ses analyses de la pénalité en particulier dans le cours de 1973, intitulé La société punitive. Il s’agit de la notion de guerre civile. Foucault ne cesse pas de se référer à cette notion aussi dans les années qui suivent le cours au Collège de France de 1973 ; mais, au fil (…) -
Photos prises par Martin Parr en Albanie en 1990
17 avril 2014, par Orgest AzizajVoici une série de photos prises par Martin Parr en Albanie en 1990, c’est à dire dans les derniers mois avant les troubles et la chute du régime. N’hésitez pas à cliquer sur les images pour les voir agrandies. Parr s’était rendu en Albanie en se faisant passer pour un simple touriste, profitant de ce que l’Albanie, ayant besoin de devises, ouvrait timidement ses portes à de maigres groupes de touristes occidentaux. Il y a eu une expo de ces photos il y a deux ou trois ans à la Galerie (…)
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Le corps face aux pénalités contemporaines d’enfermement : éléments de comparaison entre l’incarcération et le Placement sous surveillance électronique
9 avril 2014, par Tony FerriIl s’agit de traiter ici de la question des corps lorsqu’ils sont confrontés à l’exécution d’une peine d’enfermement. Plus particulièrement, nous nous attacherons à analyser les conséquences des mesures d’enfermement sur les corps, lorsque ceux-ci sont confrontés aux deux modalités de mise sous écrou les plus en vogue aujourd’hui, à savoir l’incarcération et le placement sous surveillance électronique. Qu’est-ce donc qu’exécuter une peine pour un condamné, quand celui-ci est tantôt (…)
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Interview d’Alain Brossat dans la revue "Cerises"
9 février 2014, par Sylvie ParquetAprès un dossier critique sur le livre d’Alain Brossat,
La démocratie, la revue publie un entretien, sous la forme de questions-objections à propos de son livre. -
Le gouvernement à la culture
29 octobre 2013, par Alain BrossatL’une des marques distinctives d’une pensée philosophique qui compte, c’est sa capacité à tordre des notions courantes, ou bien à en déplacer le sens que leur attribuait la tradition philosophique, à les faire pivoter sur elles-mêmes pour les placer sous un éclairage nouveau. On est moins là dans la veine de la « création de concepts » que dans celle de la re-création – par déplacement, redistribution, réintensification ou au contraire désintensification, etc. C’est très précisément ce que (…)
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La lutte pour le nom du peuple
23 septembre 2013, par Alain BrossatA quoi bon le peuple ? Cette question a été posée par une revue intitulée La soeur de l’ange.
A quoi bon un peuple, plutôt : la composition d’un peuple qui déjoue les calculs de l’Etat et congédie les militants de l’économie, c’est, par excellence, l’événement politique, l’occasion à laquelle la politique liquidée au profit de la production de l’ordre et de la course au profit revient sans crier gare et remet les pendules à l’heure. En ce sens, le peuple n’existe qu’en acte, lorsque fait (…) -
Comment se réapproprier le champ politique ?
25 août 2013Palais de Tokyo Site de création contemporaine lundi 29 avril 2002
Intervention de Jean-Louis Deotte Département de philosophie Université de Paris 8-Saint Denis
En réponse à la question posée par le Palais de Tokyo : Comment se réapproprier le champ politique ?
1) Les raisons d’un échec : La social-démocratie française est devenue blairiste (culte d’une domestication du marché). Son modèle de pensée en philosophie politique, c’est Habermas, l’idée que la juste décision doit (…)
Ici et ailleurs